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Je suis allergique au soleil depuis environ 16 ans.
L’année qui a précédé cette allergie, du mois de mars à octobre, mon mari et moi avions vécu séparément : lui au chalet et moi, en ville. L’été suivant, ma peau a réagi violemment en présence du soleil… et c’est ainsi depuis 16 ans… Dimanche dernier, première belle journée ensoleillée de la saison, j’ose passer une petite heure avec des amis dans la cour arrière…au soleil… Malgré les précautions habituelles respectées, les parties exposées ont réagi à nouveau.
J’ai retrouvé le conflit programmant de cette allergie avec l’aide de Dominique et suite à la question « Qui a retrouvé un membre de sa famille ? ». Je me suis souvenue de ce dimanche… Toute la famille était en pique-nique au bord du lac. Pas très loin, dans le boisé, derrière la plage, on pouvait y cueillir des bleuets. Mon frère et deux de mes sœurs s’y sont aventurés et s’y sont égarés. Plusieurs adultes les ont cherchés jusqu’à la brunante. Je me souviens du désarroi de ma mère ce jour-là… et de nos larmes à tous… Ma mère ne voulait plus aller en pique-nique les beaux dimanches ensoleillés alors que mon père insistait.
Je me rappelle ensuite que je me suis mise à préférer les promenades sous la pluie…. J’ai même rencontré mon mari… sous la pluie !
Je peux affirmer maintenant que j’ai retrouvé mon ami le soleil… après la pluie !
Merci ! Merci !
Incognito
ALLERGIE AUX NOIX
Lors d’un cours de Biologie Totale, l’animateur s’est trouvé à écrire « Avez-vous eu un enfant mort ? ». J’ai eu une forte réaction et j’ai dit « J’ai eu deux fausses couches », qui sont en réalité deux œufs clairs. L’animateur m’a dit que je n’avais pas fait le deuil de cela. Pendant les trois mois qui ont séparé le cours 1 et le cours 2, je me disais « Il faut que je sorte mes ressentis. » mais la peine, la désolation, la rage, etc. étaient présents, j’en étais consciente et je restais avec mon allergie.
Par la suite, lors du 3e cours, je revenais chez moi le vendredi soir et je me disais quand les animateurs vont parler des allergies, je vais leur demander comment sortir mes ressentis car ça ne fonctionnait pas pour moi. Et Bang ! J’allume ! et je me mets à pleurer le ressenti que j’ai gardé pendant dix ans : c’est qu’ils avaient tué mon enfant. Lors de ma première grossesse, j’ai saigné et le médecin m’a dit qu’il allait me passer une échographie rapidement car on ne savait pas la date exacte des dernières menstruations. Ils n’ont pas vu le cœur, ils ont dit qu’ils attendraient une semaine pour voir le cœur du fœtus, à défaut de le voir, ce serait un curetage. Ils n’ont pas vu le cœur et m’ont fait un curetage. Pour moi, j’ai toujours cru que, s’ils avaient attendu encore, ils auraient vu le cœur… Ils ont tué mon bébé.
Le dimanche, pendant le cours, j’avais apporté des noix de grenoble (ce à quoi j’avais le plus réagi). J’ai fait un test sur le bras, j’ai eu une petite réaction. J’ai recommençé : pas de réaction. J’en ai mis sur mes lèvres et j’ai eu une petite réaction à la gorge. Les animateurs m’ont dit que c’était réglé. Un peu plus tard, j’ai mangé des noix pendant le cours… et pour toujours ! Merci !
Mel
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